Randoald Dessarzin, coach des Pully Lausanne Foxes
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Randoald Dessarzin est, avant toute chose, un Jurassien. L’entraîneur des Pully-Lausanne Foxes est taillé dans la roche dure de sa région, animé par une foi inébranlable dans le basketball, à la fois comme métier et comme vocation. C’est l’entraîneur qui a autrefois porté la modeste équipe du BC Boncourt au plus haut niveau du basketball professionnel suisse. Cet exploit lui a ouvert les portes du prestigieux JDA Dijon, dans l’élite française, le lançant dans un parcours marqué à la fois par des succès et des turbulences.
Avec le recul, il évoque calmement les tempêtes médiatiques qui ont parfois entouré la fin de son passage en Bourgogne. Lui-même ne s’est jamais senti personnellement menacé par ces remous. Ce qui l’inquiétait davantage, en revanche, était l’idée que ses jeunes enfants, heureusement encore trop petits pour lire les journaux ou entendre les rumeurs de cour d’école, puissent un jour ressentir le poids de ces tourments publics.
Au cours d’une saison qui avait pourtant bien commencé (cinq victoires, une défaite, à égalité avec Cholet), le drame a frappé. Un jeune espoir du club, Jonathan Bourhis, également membre de l’équipe de France junior, est décédé dans un accident de voiture. Lorsque la direction sportive a refusé de permettre à toute l’équipe d’assister aux funérailles, n’autorisant que deux joueurs étrangers à s’y rendre, la décision a profondément divisé le vestiaire. Deux camps sont apparus, opposés et irréconciliables. Dessarzin n’est jamais parvenu à refermer cette blessure. Elle reste un souvenir sombre dans une longue carrière qui l’a pourtant conduit jusqu’à la Coupe d’Europe puis en Afrique, où il a dirigé la sélection nationale de Côte d’Ivoire.
Il souligne combien le basketball moderne exige aujourd’hui autant de psychologie que de stratégie. Autrefois, les joueurs suivaient simplement les consignes. Désormais, ils remettent tout en question, cherchent des raccourcis, entrent dès quinze ans dans le monde des agents et poursuivent des statistiques individuelles, tandis que la défense, monnaie invisible des champions, est trop souvent reléguée au second plan. Il regrette cette époque passée où la fidélité à un club avait du poids et où l’horizon d’une carrière n’était pas en perpétuel changement.
Entretien par David Glaser
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